« Replongez-vous dans l’ambiance de Mai 68 avec Midi Libre… | Page d'accueil

11.04.2008

Partagez avec nous vos souvenirs de Mai 68 !

74e25583976547a216568d51bf69d8c5.jpgSur ce nouveau entièrement dédié à Mai 68, la rédaction de Midi Libre vous fera partager articles et dossiers sur les quarante ans des événements. Mais cet espace est avant tout le votre. Si vous étiez sur les barricades et souhaitez partager vos souvenirs, nous dire où vous étiez en mai 68 et comment avez-vous vécu cette période, ou tout simplement réagir à l’occasion de ce quarantième anniversaire, cliquez sur « Commentaires » sur ci-dessous et entrez votre texte.
Les personnes souhaitant nous envoyer des scans de documents graphiques (affiches, tracts de l’époque…) ou photographiques peuvent le faire en faisant parvenir leur mail exclusivement à l’adresse info@midilibre.com, en précisant dans l’objet du message « Documents Mai 68 ». Merci par avance !

Commentaires

Bonjour, en Mai 1968 j'habitais impasse saint sébastien,j'étais jeune marié avec un enfant de 5 mois , et j'étais dans la "merde" , loin de nos familles , le boulot etait arrêté avec occupation des lieux, j'étais aux PTT au bureau de Paris Brune.Dans ce bureau ultra revendicatif ou les affrontements étaient permanents déjà depuis quelques mois entre des postiers anarchistes et postiers communiste ; j'ai été pris dans ce grand mouvement sans trop bien comprendre ce qui m'arrivait; ça a été long , dans le quartier ou j'habitais non loin de la Bastille , c'était la guerre, ça puait les gaz lachrimogènes;je ne comprenait pas trop bien le mouvements des étudiants car je les considérait déjà à l'époque comme étant des privilégiés c'etait le début de la gauche caviard; nous avions le même âge mais nous ne jouions pas dans la même cours.J'avais gardé pendant 20 ans tout un tas d'affiches et tracts que j'ai brûlé en m'appercevant que nos étudiants de l'époque étaient devenus nos "patrons".Ce que je peux ajouter c'est qu'il y a eu encore durant tout le mois de Juin des soubressauts et cela jusqu'au 14 juillet car j'avais voulu aller danser a la place de la Bastille mais les CRS étaient là en tirant encore des grenades lachrimogène sur la foule.Quand nous avons repris le travail l'entrée de mon bureau Paris Brune était gardé par des CRS cachés derrières des murs de sacs de sables avec des mitailleuses les rubans de balles étants engagés , qu'elle honte pour la République.

Ecrit par : campestre | 12.04.2008

...en 68,j'avais 13 ans,et je répétais "Whole lota love" de LED ZEPPELIN dans ma cave à charbons couverte de poussières...je me suis fait viré de mon deuxième lycée - non conforme à la "nomenklatura estudiante"...Et puis j'ai passé des vacances merveilleuses de deux mois à BIARITZ ou j'ai découvert la plage,les crabes,le bronzage et les minettes!...Quand je suis revenu,j'ai attaqué "ELECTRIC LADYLAND" de Jimi HENDRIX - toujours dans ma cave à charbons... - et là,j'ai eu LA révélation!...Les estudiant(e)s?...Y z'avaient repris l'boulot,la queue basse et les illusions en bernes...Sont rentrés direct dans l'moule!...ha!ha!ha!ha!...Y a rien d'pire qu'une "révolution" avortée...

Ecrit par : michel REYES | 12.04.2008

1968-2008 et oui, ça fait 40 ans.........................
40 ans que les politiques ont eu pour nous trouer le "C..." et nous, ainsi que les médias, on va 'jouer à la commémoration" comme des anciens combattants..........
Vous savez surement que "le mur des lamentations" est à Jérusalem !!!!!!!!!!!!!
Aller, après 9 mois de "bonnes" réformes capitalistes, on voit que mai 68 a au mois servi a une classe sociale (mais laquelle????)

Ecrit par : jacques | 13.04.2008

quand on voit ce qu'est aujourd'hui "Con - bandit" y a pas de quoi pavoiser !

Ecrit par : pierrot le zygo | 13.04.2008

Quels Blagueurs ???

Complètement incrédule à la lecture du commentaire de Campestre et non moins surpris du plus révolutionnaire que moi tu meurs du plus célèbre artiste peintre de l'Hérault. N'oublions pas la blague attendue de l'almanach de Lodève.

On a les MAI 68 qu'on peut... Ya pas de mêêê, "juste la race ferroviaire qui regardent passer les vaches pour ceux qui connaissent Léo FERRE.

En 68, j'avais 9 ans. J'habitais à 90 km de Paris. De Gaulle était en Allemagne, et les chars stationnaient sur le parvis de l'Hôtel de ville de Château-Thierry Aisne au cas où...

RAINY DAYS, DREAMS AWAY...

Bonne continuation à vous.

Lolo34

Ecrit par : Lolo34 | 13.04.2008

Bien sûr que non, que j'suis pas incrédule de votre témoignage Campestre...

MAI 68 : Légende et histoire, ce qui sépare Sarkozy de Cohn-Bendit

http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2008/03/31/mai-68-legende-et-histoire-ce-qui-separe-sarkozy-de-cohn-ben.html

Lolo34

Ecrit par : Lolo34 | 13.04.2008

Je m'excuse, je viens de faire une gaffe en me desinscrivant.Volià je suis de retour; j'ai lu les autres commentaires et je constate que les anciens comme moi n'ont pas encore répondu à l'appel.Un de mes frères a lui aussi participé aux évènements de Mai 68 car tous les deux habitions Paris.Je pourrai ajouter que quand nous avons repris le travail, quelques'uns de nos camarades manquaient à l'appel, certains disaient qu'ils étaient morts pendant les évènements?Je me souviens bien entendu des meneurs comme Jacques Sauvageot,Alain Savary et Cohn Bendit.

Ecrit par : campestre | 13.04.2008

« Tiens,puis ce qu'on s'amuse…un de mes autres souvenirs(le plus BEAU…) ne datent pas de 68,mais de 71...Après d’énièmes fugues scolaires,j’avais 16 ans, je me suis enfui,avec des potes du lycée( une bande de motards…) du côté de LYON.Et nous avions zoné dans le quartier de la Croix Rousse, à squatter des appartements vides, puis de braquer,de « libérer» un entrepôt de nourriture d’un supermarché célèbre – dont je vais évidemment taire le nom, malgré la prescription!…et à l’aide d’une «estafette» Renault qu’une connaissance nous avait prêté, nous chargions des cartons de biscuits, de lait en poudre, chocolat ,salade, œufs, etc … et décidâmes de le distribuer à un foyer SONACOTRA où des ouvriers immigrés marocains,tunisiens,algériens étaient en grève depuis 3 semaines …Et je me souviendrais toujours ce soir de décembre où nous avions partagé toute cette bouffe entre les ouvriers du chantier, à faire bombance toute la nuit autour des brûlots de palettes…et au petit matin, un des coffreurs marocain ,après avoir constaté le piteux état de mes basquets a insisté pour que je prenne ses chaussures de sécurité à bouts renforcés(Bouali RAMDANE,je me souviens encore de son nom. Nous avions correspondu longtemps depuis…Récemment,il m’ a appris la naissance de son quatrième enfant.Salut BOUALI !…) …au petit matin,dans une ambiance très émotionnelle, en pleurant nous sommes tombés dans les bras les uns les autres …Puis les motos prirent le cap sur l’Italie,vers Régio CALABRE, et ce fut une autre histoire que je raconterais un de ces jours…Promis…La révolution,pour moi,c'était ça,au jour le jour... Et je n'ai pas changé,seuls les faux bidons révos ont changé...aprés de multiples transformismes,ils sont sous les hardes du "bobo" et viennent me donner des leçons sur le net.Fuck off,baltringues!..»

Ecrit par : michel REYES | 14.04.2008

En 68, J’avais 15ans, j’étais en seconde dans un lycée technique et follement amoureux d’une petite Nathalie aux yeux bleues. Nous étions Tous deux pensionnaires dans un lycée technique mixte où il y avait avant les événements une séparation dans la cour de récréation entre les filles d ‘un côté et les garçons de l’autre.
Un jour, le proviseur a fermé le lycée. Retour dans la campagne parental sans télé avec le poste radio pour suivre les événements et vivre un mois idyllique avec Nathalie qui habitait tout près de chez mes parents. Vélo, pêche, balade, amour et insouciance…très loin des événements que je redécouvre grâce aux unes de 68 sur votre site www.midilibre.com.
De retour au lycée, la première réclamation a été de demander avec succès la séparation fille garçon dans la cour. Revendication obtenue. Trop tard pour moi, Nathalie avait rejoint un autre lycée. Son père ayant été muté dans le Sud.

Ecrit par : bernard/nîmes | 14.04.2008

Mai 68, pour moi c'est un bébé de 1 mois née l'une des plus belles années de notre histoire de France.
Mai 68 quel régal de voir la trouille de la bourgeoisie et de ses politiciens, face aux jeunes, et ensuite face à la colère ouvrière, souvenez-vous il se disait, entre autres, "Quand Renault tousse, la France s'enrhume". Aujourd'hui où la misère s'installe chez les familles, où l'école publique est attaquée de tous côtés, où les riches sont encore plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres, où la classe ouvrière est réduite comme peau de chagrin, c'est de nous tous que l'on peut attendre un sursaut pour ne pas sombrer alors que les boursicoteurs de haut vol, les semenciers voient leurs bénéfices atteindrent des sommets jamais vus. L'histoire ne se répète pas, 2008 présente une situation pire que 1968, alors la colère doit-être encore plus grande qu'en 1968.

Ecrit par : mamé en colère | 16.04.2008

J'aurai pas mal de choses à raconter sur 68, mais je le ferai si j'ai le temps sur mon blog. Ma citation (inscription sur un mur de la fac) préferée :
"Dieu est mort, Marx est mort...
et moi je ne me sens pas très bien en ce moment"
Je trouve qu'elle reflète bien le côté dérisoire et profond en même temps...

Ecrit par : la calmette | 17.04.2008

Je suis à la recherche d'images prises au lycée Mistral d'Avignon...
Adessias !

Ecrit par : Michel Benoit | 17.04.2008

A Michel Reyes
Whole Lotta Love de Led Zep est sorti en janvier 1969, alors si te le jouais en mais 68, soit les affraeux de Led Zep te l'on piqué et là franchement tu devrais faire valloir tes droits, soit Alzheilmer te guette et bientôit tu vas te pisser dessus en te prenant pour Jimmy Page. Troisième solution, tu raconte un peu n'importe quoi.
PS. Electric Ladyland est sorti en septembre 1968, là tu as presque bon, quoi que à l'époque pour arriver en France un disque mettait un peu longtemps. Aller, sans rancune et continue ta petite révolution.

Ecrit par : Fred | 20.04.2008

...évidemment,je parle de ce qui est "ressorti" en général des années 68,avant et aprés,on en est pas à des détails prés,connard de Fred.Et puis je t'emmerde mon gos lapin...TU VEUX JOUER LES TERREURS?...Bien,files-moi ton nom et ton adresse,on va discuter de tout çà...heureusement qu'il y a l'anonymat,tu dois certainement te chier dessus....
PS:et puis tu devrais prendre des cours d'orthographe et de grammaire,qui eux existaient bien avant 68...sans rancune,grosse merde.

Ecrit par : michel REYES | 21.04.2008

Je ne suis né qu'en juillet 1968. Je constate cependant qu'il y a beaucoup de battage derrière une période de notre histoire qui a plus apporté de désagréments que de biens, une époque qui a tentée de faire s'effondrer les valeurs réelles d'humanité pour remplacer : liberté par libertarisme, égalité par égalitarisme et fraternité par communisme... Une commémoration de la chienlit : quel en est le but? Mettre en exergue que les enfants n'obéissent plus à leurs parents qui n'ont d'ailleurs plus les tripes de leur opposer un non ferme et constructif? Des lycéens qui remettent en cause l'autorité des professeurs qui n'ont d'ailleurs pas les tripes de s'imposer comme instructeurs de la jeunesse? Il est interdit d'interdire...de devenir des hommes...

Ecrit par : Patrice Grihault | 21.04.2008

En 68 je travaillais dans une usine de pneus a compiegne et lorsque les fuateurs de merde sont arrives les lances a incendie ouvertes a pleine puissanse les ont dissuades de venir nous emmerder CE N4EST PAS UN ROUCKMOUT ALLEMAND QUI ALLAIT FAIRE LA LOI CHEZ NOUS!!!!!

Ecrit par : roger | 21.04.2008

...t'inquiètes pas Michel,pour beaucoup de gens et d'ados de l'époque,68 n'est qu'une date point de départ...69-70-71,etc eurent beaucoup plus d'impact dans la musique,le rock,la pop et la contre-culture -une véritable RENAISSANCE!(on en a pour des siècles à décrypter ce que les artistes de cette époque ont tenté de nous dire...)et je suis tout-à-fait d'accord avec toi,la révolution VRAIE fut là!...les connards qui nous bassinent aujourd'hui,avec la politique,sont devenus de vieux cons et connasses gîvrées,et leurs bobos de descendance(zécolos & co...) nous emmerdent AUTANT que le rouquemoutte,moins ignare que les autres,qui lui préfère se faire tout-petit,et ne plus en parler(en défendant le Tibet libre,il remonte dans mon estime!...)...Marre de cette nostalgie pourrie,les combats authentiques sont ouverts devant nous,et non plus aux ordres de ces petits partis aboyeurs de slogans vides de sens...Désormais,je fais ce QUE me dicte ma conscience de FAIRE,et comme toi,j'emmerde les encarté(e)s...Bisous MIKE,so long!

Ecrit par : Bélinda95 | 21.04.2008

Je me souviens bien de mai 68 et des quelques années qui suivirent. C'est un exemple presque aussi beau que l'incendie du Reichstag ou que les procés de Prague. L'histoire d'une récupération. Le mouvement de mai est un mouvement SITUATIONISTE (Jacques Debord) totalement individualiste et libertaire, exactement le contraire de ce qu'était (et est toujours) la gauche de l'époque comme la gauche d'aujourd'hui. Mai 68, c'est la jeunesse intelligente et cultivée secouant le cocotier du pacte gaullo-communiste et liquidant une société ankystée dans des schémas à la Zola. %AIS c'est surtout l'histoire d'une récupération éhontée, par la LCR et le PCF, qui ont profité de l'effondrement de De Gaulle pour perpétuer leur ordre ancien, et même l'agraver. Mai 68, c'est la chance avortée de devenir le premier pays du XXI siècle : individualisme, amour libre, anarchie, "pendre le dernier bureaucrate avec les tripes du dernier capitaliste" "jouir sans entrave"... Mais la gauche est venue, et a tout gâché, tout bloqué depuis 40 ans... Plus de liberté, que de l'égalité. De l'égalité jusqu'à la nausée. De l'égalité jusqu'à l'absurde. De l'égalité quoiqu'il arrive, jusqu'à tuer la liberté, jusqu'à faire oublier que la fraternité est aussi la devise de la république. De mai 68, que reste t'il ? Le seul GRAND acquis des situationistes, je dis bien LE SEUL, c'est la liberté sexuelle, que la propagande anti sida a réussi à foutre en l'air après 20 ans de paradis. Le reste n'a rien à voir : la disparition du mérite, l'explosion des impôts, la généralisation du fonctionnariat, la liquidation de la classe moyenne sont l'oeuvre de Krivine, Lambert, Jospin ...

Ecrit par : thierry | 23.04.2008

pour moi mai 68 c'était une valise de pâtes cachée sous mon lit
et des bêtes, tous les jours, sous toutes les formes
mon pére avait semé un paquet de ce truc et le résultat à été au delà de ses éspérances.
Bref ils avaient peur, ils venaient d'acheter leur maison Phenix, mon pére faisait 30km en solex /jour pour aller au boulot ....

Aujourd'hui 68 , c'est (pour moi) une profonde rupture dans la vie des femmes, il y a eu avant et aprés , je n'aurais jamais pu mener ma vie comme je l'ai fait(e?).

En revanche j'ai toujours vu Mai 68 , comme la cause de l'incompréhension entre la génération de mes parents et la mienne.

Aujourd'hui, avec mon fils de 21 ans je me rends compte que mai 68 n'été pas la seule cause de ce fossé^^

Ecrit par : patricia | 27.04.2008

Il y aurait dix fois plus de raisons objectives pour un soulèvement de type Mai 68 aujourd'hui en France qu'à l'époque...
http://bboeton.wordpress.com/2008/04/26/mai-68-chacun-son-couplet/
Cordialement.

Ecrit par : L'Abrincate | 30.04.2008

En 68, j’avais 21 ans, habitais près de Denfert et travaillais déjà en banlieue sud. Mon petit ami était étudiant au quartier latin. J’étais enceinte, désemparée et cherchais une solution en appelant des gynécologues dont je relevais les numéros sur le bottin du téléphone dans une cabine du boul’mich. On me raccrochait au nez ! Dehors, les manifs allaient bon train, les cafés étaient envahis et tout le monde se parlait. Mais moi j’étais plutôt seule avec mon problème. C’était le temps où dans les familles bien pensantes, il ne fallait pas utiliser la pilule mais suivre la méthode Ogino… ! Quant à l’avortement, il était interdit, il fallait de l’argent et aller en Suisse…
Je me souviens d’un jour, je me suis trouvée en tant que badaud (nous étions nombreux) au niveau de l’église St Germain des Prés. Il y avait une barricade imprenable au début de la rue de Rennes et les CRS qui nous tournaient le dos tentaient de déloger les meneurs. Soudain, provoc ou non, les CRS firent brutalement volte-face et nous chargèrent ! Beaucoup se mirent à courir et à se cacher dans les entrées d’immeuble à proximité. Je ne voyais pas ce que je faisais de mal et je traversais le carrefour vers la rue….sans courir mais quand même à pas rapides. Mes copains étaient déjà réfugiés, les CRS attrapaient les filles par les cheveux et je me disais qu’avec ma coupe à la Jean Seberg, je ne craignais pas grand-chose. Que nenni ! je fus quand même saisie, malmenée, je reçu un coup de matraque sur la tête et me retrouvai dans le panier à salades. Je n’en menais pas large. Je n’avais pas ma carte d’identité sur moi. Je fis la petite fille apeurée, innocente qui habitait le quartier et qui passait par là… en faisant ses courses. Bon, j’ai dû leur paraître sincère. Ils m’ont relâchée..
Lorsque la grève s’est étendue, je n’ai plus pu me rendre à mon travail. J’ai fait du stop mais un jour, un type bizarre n’a pas suivi le chemin indiqué ; prise de panique, j’ai sauté à un feu rouge. Expliquant à mon employeur que je prenais des risques pour venir au boulot, je fus autorisée à rester chez moi tout en étant payée. Sympa le patron, il m’avait à la bonne !
C’est ainsi que je suis retournée au Quartier Latin et assisté à la manif monstre à Denfert Rochereau.
Finalement, un gynécologue compréhensif m’a parlé en père de famille et accepté de me recevoir. C’est ainsi que j’ai eu un petit garçon et que je me suis mariée. L’honneur était sauf ou presque pour la famille. Ma grand-mère m’a demandé alors si j’allais continuer à travailler (car il était insensé pour elle qu’une femme élève des enfants et travaille en même temps). J’ai continué à travailler et j’ai pris la pilule…
C’était cela mai 68, étape charnière de ma vie, avant la libéralisation des droits de la femme.

Ecrit par : marie | 02.05.2008

en 68 j'avais 20 ans, j'etais à ASSAS enfin pas souvent en mai car pas de trains , pas de metros , pas de bus pas de voiture pas possible de venir depuis ma banlieue Sud. Par contre il y avait toujours les même cons qu'aujourd'hui qui quand ils n'etaient pas d'accord menace de te casser la gueule comme tout argument. Et moi je ramais pour conserver ma bourse sans laquelle je ne pouvais pas faire mes etudes à cause du manque de fric à la maison.
comme aujourd'hui y avais ceux qui causaient de la cause du peuple et ceux qui en faisait partie. et en prime si t'etais pas communiste à l'epoque dans un milieu ouvrier t'etais un traite pire qu'un bourgeois. si tu baisais ou si tu te faisais avorter aussi. merci jeannette. le seul truc bien au PC c'etait vaillant et pif le chien.

Ecrit par : michel | 06.05.2008

En mai 1968, je faisais mon service militaire au CI 1er RPIMA de Bayonne. Je travaillais à la trésorerie du régiment et nous étions tous consignés à la caserne. Le souvenir le plus cuisant de cette période fut le déplacement au siège de la banque dont j'ai oublié le nom pour y aller chercher la paie des soldats du régiment. La banque était en grève et les grévistes empêchaient quiconque de s'approcher de la banque.. le lieutenant Besançon, trésorier du régiment décida d'y aller en commando restreint : l'adjudant chef Perron et moi-même accompagné d'un chauffeur de la jeep.

Il ouvrit le coffre-fort du régiment, en sortit trois armes de poings deux colts 45 (pris sur l'ennemi Vietcong à Dien Bien Phu par mes deux compères, l'une des deux armes avait une crosse en ivoire avec des entailles sans doute faites par l'ennemi pour tout soldat français tué avec cette arme), mes deux supérieurs étaient des soldats émérites qui avaient servi en Indochine et le lieutenant Besançon, porte drapeau du régiment était je crois l'officier le plus décoré du régiment. Pour ma part, j'avais une arme de service car mon job consistait entre autre chose à garder le coffre-fort en permanence et pour ce faire je dormais chaque nuit dans le bureau du lieutenant, lieu où se trouvait le coffre.

Nous nous approchâmes de la banque et sous les huées des grévistes, l'arme au poing nous sommes entrés dans l'établissement pour y quérir la paie des soldats. Ce fut pour moi le baptême du feu. Les grévistes capitulèrent rapidement devant notre détermination bien que nous apostrophant de noms d'oiseaux...Après comptage de la paie avec le directeur de la banque, nous retraversons la nuée de grévistes sous les mêmes quolibets, sans pour autant nous départir de notre calme. Mes supérieurs parachutistes en avaient vu d'autres vraisemblablement...

La fois suivante, il fut décidé de changer de lieu et d'aller chercher la paie à Bordeaux en hélicoptère...Ce qui fut fait promptement.

Je me souviens aussi que l'Etat Major avait peur que les basques espagnols profitent de la période trouble pour attaquer la manufacture d'armes de Bayonne et y voler des armes... Nous avons donc monté la garde de la MAB pendant cette période avec une A52 en batterie avec balles réelles.

Pour le reste ce fut un mois bien particulier à vivre, nous restions pendus aux nouvelles radiophoniques pour tenter de comprendre ce qui se passait. Nos supérieurs restaient assez évasifs et discrets et ne semblaient pas très perturbés par les événements en cours.

Ecrit par : MELOT | 06.05.2008

j'avais 20 ans en 68, étudiante à Poitiers, fiancé à rennes liaisons téléphoniques coupées, pas de portables à l'époque, mariage à organiser pour début juillet, les faire part à acheminer par la poste en grève (pas de courriel non plus) certains arriveront en octobre ( le retard à rattrapper)
les affrontements entre forces de l'ordre et étudiants faisaient flipper.
mai 68, ce n'était pas forcément le paradis

Ecrit par : catherine | 10.05.2008

Ecrire un commentaire